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Histoire

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Messire Jacques de ROUGE du PLESSIS-BELLIERE

Note : les informations qui sont présentées ici sont essentiellement issues de la "monographie de Faÿ" de M. NEVEU rééditée par notre société d'Histoire et d'archéologie.

Vers 1085 et en 1090, Foulques de Fay (Fulco de Fayaco) fait divers dons au prieuré de Néronville.

Vers 1110-1120 : Une dame Ermengarde donne à Neronville une terre sise à Fay.

En aôut 1255 Laurent de Moorcoort (de Moncourt) souscrivit une charte avec le consentment de sa femme et avec l'approbation de son beau-frère Richard de Faÿ (Richardus de Fayaco)

En 1309, PHILIPPE-LE-BEL fait don à Etienne de la Hie d'une terre à Faÿ advenue au roi par la forfaiture de PIERRE du CHATELET de NEMOURS.

Le 21 mai 1399, les religieux de St-Benoist donnent quittance à Clément de REILHAC (et non FILLOT comme le prétend NEVEU) du prix de la vente des moulins de Glandelles et dépendances. Clément de Reilhac meurt peu après en laissant ses biens à son fils Pierre.

La terre de Fay reste probablement propriété de la maison de Reilhac après Pierre mort sans alliance en 1424, puis transmise à Marguerite sa soeur aînée en même temps que de nombreuses autres propriétés dont Méréville, Fromonville et Paley.

Mariée à Junien Le Fèvre, premier président du parlement de Paris elle eut de nombreux enfants dont Etienne vicomte de Méréville prévot de St. Junien et Baron de Rougemont et Perrette qui apporta en dot la terre et le château de Faÿ lors de son mariage en 1444 avec Pierre BARTON. Celui-ci n'est alors pas encore vicomte de Montbas.

En 1458; le 18 octobre, Pierre Barton, chevalier, porte foi et hommage au roi pour sa terre et vicomté de Montbas, mouvant de Montbrigon, pays de Poitou.

Le 13 décembre 1479, Guillaume BARTON, licencié en lois, conseiller en Parlement, fondé de procuration de ses père et mère : Pierre BARTON, chevalier, vicomte de MONTBRAS, seigneur du Deffend, de Brunhai et de Faÿ, conseiller chambellan du roi, et dame Perette LEFEVRE, assiste à un aveu et dénombrement de la seigneurerie de Fromonville, Bois Ménard, la Borde, etc...

Le 25 septembre 1480, Messire Guillaume BARTON pour Pierre BARTON, seigneur de Faÿ, faisait à Etienne RUCHIER, bail à cens du moulin de Portonville et dépendances.

Le 30 août 1480, Guillaume BARTON, par transaction et accord fait pour son frère, Etienne BARTON avec les religieux de Sainte Geneviève de Paris, obtient que ceux-ci cèdent et transportent audit sieur BARTON tous les droits de seigneureries qu'ils avaient et pouvaient prétendre dans le Grand Tillet, Corbeval, La Cuillère, Quenonville, Ormoy, etc ...

A la mort de Pierre BARTON en 1481, le domaine passe aux mains de 2 de ces 2 fils, Guillaume et Etienne. Tandis que le fils aîné, Bernard conserve la vicomté de Montbas et les propriétés du Limousin.

Etienne BARTON continue d'étendre ses domaines et d'augmenter ses droits seigneuriaux par de nombreuses acquisitions notamment en 1488. Il meurt le 26 décembre 1506, comme l'atteste la longue inscription que porte la remarquable pierre tombale exposée à l'église de Faÿ.

Certains actes conservés aux Archives Nationales révèlent que le domaine est resté entre les mains des BARTON pendant encore de très nombreuses années. Pierre BARTON, le fils de Bernard rédige son testament en 1556 en se disant entre autres seigneur de Faÿ. Il désire d'ailleurs un tombeau "comme celui de Faï près Nemoux".

Ce Pierre BARTHON eut de nombreux enfants dont un autre Pierre. Ce dernier, en se mariant assisté de son frère Guillaume, évêque de Lectoure se voit accorder les droits de légitime que Guillaume avait sur les seigneuries de Lubignac et de Fayolles et aussi dans les terres et seigneureries de Monbas, de Faï et des Deffans sous réserve de l'assentiment de Jean leur frère aîné.

Jean a visiblement conservé la seigneurie de Faÿ probablement pour son mariage avec Jeanne Poussard, duquel il n'eut pas d'enfant, car après sa mort, le domaine est passé de sa veuve à Charles de Poussard chevalier, seigneur de Fors (et non de Forest comme l'écrit NEVEU) par transaction effectuée à Angoulème en 1564.

Charles de POUSSARD, conserve la terre de Faÿ jusqu'en 1573 quand il la vend à dame MORIN veuve de Messire Michel de l'HOSPITAL, chancelier de France. Madeleine de l'HOSPITAL, fille unique du chancelier, épousa Robert HURAULT seigneur de Belesbat, de Vallegrand, de Bus et de Vignay; ils formèrent la branche des HURAULTS de l'HOSPITAL et eurent pour enfant Michel HURAULT de l'HOSPITAL. Ses fils Paul et Jean portèrent le titre de seigneur de Faÿ.

En 1637, la veuve de Jean HURAULT, Louise d'ALLONVILLE dame de Gommervillle cèda ses droits et le domaine à dame Jeanne de SANTENY femme de messire Louis de MEAUX

Le 4 juin 1650, messire Jacques de ROUGE du PLESSIS-BELLIERE est devenu propriétaire du domaine de Faÿ à la suite de la cession qui lui en a été faite par les syndics des créanciers de dame Jeanne de SANTENY.

Histoire du marquisat du 17e au 18e siècle

C'est en faveur de Jacques du ROUGE de PLESSIS-BELLIERE que la terre de Faÿ fut érigée en marquisat par lettres patentes du mois de septembre 1652. A sa mort, le 24 novembre 1654, le domaine passa à sa veuve Suzanne de BRUC (église de Faÿ).

Celle-ci délaisse le château de Faÿ pour être plus près de la cour et s'installe dans dans son hôtel de Charenton, non loin de Saint-Mandé ou demeure Nicolas FOUQUET.

En 1705, à la mort de Suzanne de BRUC, la marquise de PLESSIS-BELLIERE (dont l'histoire a inspiré l'auteur d'Angélique) , le domaine passa à Messire Jean-Gilles de ROUGE, marquis du PLESSIS-BELLIERE et de Faÿ, petit-fils de Jacques de ROUGE (son père Henry-François de ROUGE, maréchal des camps et armées du roi étant mort avant sa mère. Jean-Gilles, colonel du régiment d'Angoumois décédé, sa veuve, la haute et puissante dame de Florimonde-Renée de TOUTIEUX acquit le 6 novembre 1713 la vallée de Morville, sise sur la seigneurerie de Bougligny.

Louis de ROUGE, fils de Jean-Gilles, mourut en 1732, avec lui s'éteignit la branche des marquis de PLESSIS-BELLIERE.

Sa soeur, Innocente Catherine de ROUGE dame du marquisat de Faÿ, épouse d'Emmanuel de LORRAINE, duc d'Elboeuf, réunit en sa personne tous les titres de la branche.

Le 28 janvier 1775, elle acquiert la seigneurie de Lavau de Messire Alexandre-Honoré de BAISNAT et de sa femme Louise-Jeanne de TRECESSON. Pour faire valoir ces droits , Innocente Catherine de Rougé a fait de nombreux procès de bornage à tous ses voisins. A l'issue de ces procès elle faisait placer une borne gravée d'une ou plusieurs croix de Lorraine. Trois de ces bornes sont encore visibles sur la commune de Faÿ. 

Elle fait don du marquisat de Faÿ à son cousin François-Pierre-Olivier de ROUGE, Comte du PLESSIS-BELLIERE qui le garda jusqu'à la révolution.

En 1795 (an III de la révolution), les biens formant le domaine du marquisat de Faÿ furent vendus comme biens nationaux.

L'acquéreur final fut François RICHARD, le célèbre industriel parisien mais celui-ci ne le garda qu'une dizaine d'années et le 2 décembre 1805 (11 frimaire an XIV) le vend à ... François-Pierre-Olivier DEROUGE l'ancien propriétaire émigré. Celui-ci ne la visiblement pas acheté pour lui-même car le même jour, il déclare devant notaire avoir réalisé l'acquistion pour le compte de son ami le sieur Anathase-Louis-Clément de GIVRY.

Anathase-Louis-Clément de GIVRY meurt en 1807 peu après avoir fait évacuer les pierres de la galerie (aile sud) en ruines. Le château est vendu à Antoine RATIER par ses enfants le 5 mai 1810 qui le légua à son fils Auguste-Antoine-Séverin RATIER décédé à Faÿ le 20 décembre 1873. Ses descendants vendirent la propriété le 20 février 1882 à Mr. OUVRE (député)

On trouve de nombreux documents concernant ses personnages aux archives départementales. 

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